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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/139

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que tu as à pleurer. Eh bien, oui, on s’en va, mon pauvre vieux, on s’en va ! C’est la vie !… Qu’est-ce que tu veux, il n’y a rien d’extraordinaire !… Ça arrive ces choses-là… Quand tu resteras là à me regarder avec tes bons yeux pleins de larmes, ça ne changera rien, n’est-ce pas ! (La bousculant.) Allez… tu mettras tout dans la chapelière. Maintenant c’est fini ici… pour nous… fini ! (On voit l’émotion qui lui fait trembler les lèvres.) Je ne voudrais pas qu’on nous voie, nous n’avons pas de temps à perdre, voyons… Je n’oublie rien ? (La bonne s’en va. Au moment de sortir elle-même, Geneviève aperçoit la photographie d’André restée à terre.) Ça. (Elle se baisse et la ramasse. Quand elle se relève, la porte du fond s’ouvre. André rentre. Il voit le geste de Geneviève qui se redresse maladroitement… Puis elle va sortir, gênée, mais brusquement elle se retourne et regardant André bien dans les yeux.) Adieu, André, je vais vivre… À mon tour, maintenant. Sans rancune.


ANDRÉ.

Adieu.


RIDEAU.