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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/138

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ANDRÉ.

Quelle enfant !… Vous n’avez rien à craindre… Dites ?…


GYSÈLE, ses petits sourcils froncés.

Laissez-moi m’en aller.


ANDRÉ.

Je vous accompagne… Voulez-vous ?… Répondez.


GYSÈLE, regardant la porte.

Quoi ?… Votre vie ?… la loge ?… On ne s’y reconnaît plus… Je verrai… peut-être… ce soir, neuf heures… loge 37… (Elle répète machinalement.) 37… quatre et trois…


ANDRÉ.

Vous avez peur ?


GYSÈLE.

Oui.


ANDRÉ.

La voilà, la voilà, la porte !…

(Il ouvre la porte en parlant bas et la précède. La petite ne se le fait pas dire deux fois et enfile le couloir. Ils disparaissent… La scène reste vide un instant, puis la porte de gauche grince et s’ouvre lentement.)


Scène XVI


GENEVIÈVE, La Vieille Bonne, puis ANDRÉ.


GENEVIÈVE, suivie de la bonne qui tient une valise à la main. C’est une vieille à l'air doux et hébété.

Personne… Ils sont descendus. Allons, vite… pas de temps à perdre… Psst... (La bonne s'avance.) Mets ça là-dedans. (Elle prend un bibelot sur une table.) Et puis ça… j’y tiens beaucoup. (Elle cherche de l'œil un objet familier.) Quoi encore ?… ça… Fourre-le comme tu pourras, on arrangera tout là-haut… Quoi, qu’est-ce