Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/120

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



TIM.

Mais monsieur m’a dit de ne pas bouger, qu’il allait me donner l’article à porter au journal.


GENEVIÈVE.

Va. Ça ne fait rien.

(On entend sonner dans la maison.)

TIM.

Madame, justement, voilà monsieur qui me sonne mes trois coups.


GENEVIÈVE, vivement.

Je te dis d’aller, as-tu compris ? Vite, vite… Ne passe pas par là… passe par le grand escalier et ne remonte pas chez monsieur surtout.

(Elle ouvre une petite porte à droite et fait sortir le groom. Elle écoute quelques secondes, puis s’installe précipitamment au bureau d’André et se met à écrire.)

LE DOMESTIQUE, entrant.

Madame a-t-elle vu le groom ? Monsieur le demande.


GENEVIÈVE, continuant d’écrire.

Le groom ? Non.


LE DOMESTIQUE.

Ah ! je croyais que madame l’avait appelé…


GENEVIÈVE.

Du tout, du tout.

(Le domestique ressort. Un temps. Geneviève écrit toujours d’une plume rapide et nerveuse. La porte de droite s’ouvre brusquement.)


Scène X


GENEVIÈVE, ANDRÉ, puis FÉLIX.


ANDRÉ, entrant, un porte-plume dans les dents.

Ça, c’est un peu fort !… Qu’est devenu le petit ? Tu ne l’as pas vu ?