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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/110

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(Il a dit cela, doucement, mais fermement, avec un peu de timidité.)

GENEVIÈVE.

Tu seras heureux.

(Un froid.)

ANDRÉ, essayant de changer de ton.

Maintenant, cessons, voyons, quelle heure est-il ? Cinq heures… Tu n’as pas oublié que nous dînons chez les Hurteaux.


GENEVIÈVE.

Je ne sais si j'irai… Tu peux y dîner seul…


ANDRÉ.

Oui, d'ailleurs !… Comment se fait-il que Félix ne soit pas venu aujourd’hui ?


GENEVIÈVE.

J’ignore. Il devait aller à une exposition particulière.

(Félix entre.)


Scène VII


Les mêmes, FÉLIX.


ANDRÉ, soulagé, haussant la voix au diapason ordinaire de la maison.

Nous parlions de toi à la minute. Tu viens tard.


FÉLIX.

Pas trop. Bonjour, Viève… Je vous rapporte votre livre… Tu t’en vas quand j’arrive ?


ANDRÉ.

Oui. Ce n’est pas l’effet que tu me produis, mais je vais terminer mon petit papier pour le journal, qui doit être porté avant dîner, par le groom. Geneviève ne sort pas.