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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/101

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ANDRÉ, l'installant dans le fond de l'atelier.

C’est très joli. C’est ma collection d’images, quand j'avais des culottes courtes et des bas écossais… (À Valgy.) À nous deux !


VALGY.

Ne prends pas ce que je viens de te dire pour un reproche… au contraire… tu es libre… et moi, je suis justement venue t’annoncer une nouvelle.


ANDRÉ, ironique.

Tu te maries ?


VALGY.

Enfin… depuis hier… j’ai un nouvel ami…


ANDRÉ.

Allons, allons, tant mieux !… Si c’est un garçon bien… enfin, dans mon genre… je suis enchanté pour toi.


VALGY.

Oh ! il ne te vaut pas !


ANDRÉ.

Ta, ta, ta !


VALGY.

Enfin, que veux-tu, mon coco, nous avons été très heureux tous les deux, n’est-ce pas ?… Nous nous sommes bien aimés, je crois. On peut le dire !


ANDRÉ.

Ça c'est vrai !


VALGY.

Et nous nous quittons sans colère, en amis… C’est très bien.


ANDRÉ.

C’est très bien.


VALGY.

Toi, de ton côté, tu n’auras pas eu à te plaindre, je crois… J’ai été une maîtresse assez chic… D’ailleurs, reconnais que tu peux avoir qui tu veux.


ANDRÉ.

Oh ! tu sais, je suis comme les autres « Monsieur cent francs » ou « Monsieur trois actes »…