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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/92

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noux, dans cette église, je disais : « Si c’était à recommencer, je recommencerais… » et je sentais encore le couteau me taillader le visage… Pourquoi cet homme m’a-t-il mordu à la main ?… C’est étrange !… Viens, Juanito… j’ai peur…

(Elle entraîne son enfant en se retournant encore craintivement.)

JUANITO.

Mère, l’homme noir m’a aussi donné quelque chose… Regarde, mère, comme c’est beau !… regarde !…

(Ils sortent, suivis d’Alonso.)


Scène XI[1]


DON JUAN puis LE MENDlANT et ALONSO.


DON JUAN, (bas, les regardant s’éloigner.)

L’amour, c’est la guerre ! (Il recule et un nouveau cri de blessé retentit à ses pieds. Il vient de marcher sur la main d’un mendiant qui se traînait dans l’église.) Encore un cri de douleur !… D’où sort-il, celui-là ?… Pardon, pauvre homme, j’ai meurtri ta main ?… Mais pourquoi diable as-tu quitté le seuil de ton église où tu pourris si tranquillement au soleil ?


LE CUL-DE-JATTE.

J’ai voulu prier pour celui que l’on enterre.

  1. La scène du mendiant doit être supprimée à la représentation