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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/89

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DON JUAN.

Vivat !… Quel enterrement frais et joyeux !… Bah ! il faut bien que la bonne humeur renaisse et que ma mémoire devienne plus légère aux assistants !… (Le Requiem s’élève, sombre dans la cathédrale.) Le Requiem !… le goupillon… Ceci est moins joyeux ! On va jeter de l’eau bénite sur moi !…

(Les groupes se forment. On commence à circuler.)


Scène X


DON JUAN, ALONSO, puis LA COMTESSE et son enfant.


ALONSO, (qui était entré dans la nef, revenant en courant vers Don Juan.)

Vite !… Regarde !… Devine qui est là, contre la grille… avec un voile sur la figure ?… Dans ce groupe ?… La comtesse Vera de Lopez !


DON JUAN.

Ah ! elle est venue !… La balafrée !… La nuit où son mari l’a trouvée à mes côtés, il l’a brûlée au visage et défigurée…


ALONSO.

Et tout le monde sait que, depuis lors, elle porte toujours un voile baissé pour cacher l’affreux stigmate !


DON JUAN.

Mais tu ne sais pas, toi, que l’enfant qui l’accompagne… c’est mon fils.


ALONSO.

Cet adolescent blond ?