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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/54

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évanouie et l’emporte comme une chose.) Nous autres maintenant, faisons notre œuvre. (Il désigne le corps de Manuel sur la civière. La sonnerie d’un cor retentit au loin.) Qu’est ceci ?…


L’ÉCUYER.

Le bruit d’un cor, derrière le bois d’orangers, monseigneur !


NUNEZ.

À cette heure de nuit ?…


LE CHAPELAIN.

Et tout proche de nous. Il doit sans doute réclamer l’accès des grilles !…


UN VALET.

Sans doute quelqu’un qui aura été attiré par les cloches d’alarme…


NUNEZ.

Qu’on ouvre !


UN HOMME, (criant dans la nuit.)

Qu’on ouvre !


DES VOIX, (au loin.)

Qu’on ouvre !


NUNEZ.

Voyez de quoi il s’agit… À moins que le coupable ne soit venu avec sa garde !…


L’HOMME.

Monseigneur, nous distinguons trois chevaux… Deux cavaliers descendent…


NUNEZ, (s’adressant aux hommes sur la terrasse.)

Armez-vous toujours, mais ne tirez pas !


L’HOMME.

L’un reste à garder les chevaux, l’autre s’avance…