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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/315

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MABELLA, (apportant la brochure corrigée.)

Voilà !


BARNAC.

Ça y est ?… Dégoisez.


MABELLA, (lui montrant le livre.)

La scène VIII à partir de là… Oh ! mais je n’oserai jamais !


BARNAC.

Vous l’avez déjà pronostiqué.


GUÉRIN.

Courage, la petite !…


MABELLA, (commençant.)

Ah ! si vous m’aviez dit : « Je viens de la part de Monsieur votre père pour acheter des tonneaux… » (Elle s’interrompt.) Non, je ne peux pas… Je n’ai plus de salive…


BARNAC.

C’est moi qui vous intimide à ce point-là ?…


MABELLA.

Non, c’est eux, maintenant…


BARNAC.

Quelle versatilité !


MABELLA.

Trois personnes, dame, ça fait un public.


GUÉRIN.

Qui m’aurait dit que j’intimiderais un jour les femmes !