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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/302

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d’homme ! » (Avec violence.) Je te chasse. Je ne suis plus seul avec toi, maintenant, je suis sauvé !…

(Il va à la porte, l’ouvre. Du geste, il appelle Legardier et Genius, qui se précipitent.)

MARTHE.

Paul… écoute-moi ! Reste-là !…



Scène IX


Les Mêmes, LEGARDIER, GENIUS


BARNAC.

Genius, je te demande pardon d’avoir douté de toi, hier…


MARTHE, (dans un cri de rage.)

Ah ! c’est vous, Genius, qui avez donné le premier coup de pioche ! Bravo ! les voilà les amis des mauvaises heures !


GENIUS.

Croyez-vous, Madame ? Hier, quand il a exigé de moi le nom de celui qui le trahissait, un nom que je connaissais bien pourtant, je n’ai pas pu ! Je l’ai lancé sur une fausse piste, pour égarer ses recherches…


MARTHE.

Vous, Genius, qui me serriez de près dans les couloirs du théâtre, vous, l’ami, professionnel !… Ah !… ils sont superbes, vraiment !…


GENIUS.

N’écoute pas. Barnac, ces outrages !… L’amitié ne trahit pas comme l’amour !