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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/238

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MARTHE, (vivement, en se détachant.)

On sonne… J’ai entendu…


CARLOS.

Moi, rien.


MARTHE.

Ah ! j’avais cru… Comme c’est le jour de réception de Barnac…

(Elle va au bureau, s’assied dessus et continue de feuilleter la partition.)

CARLOS.

Quelle nuit, mon Dieu !


MARTHE.

Vous vous trompez, Carlos… II est deux heures de l’après-midi et il fait soleil.


CARLOS.

Je n’en patauge pas moins dans les ténèbres. M’envoyer ce télégramme : « Soyez exact. Il faut faire de grandes coupures » ! Sur quoi on s’amène… et crac… parti chez les Mélodunois !… Ah ! quel type ! Sont-ils inconfortables ! Heureusement que je trouve ici une des plus jolies femmes de Paris.


MARTHE.

Alors ?… De quoi vous plaignez-vous ? Je vous répète qu’il n’a été informé de son départ forcé qu’à six heures du soir. Il n’a pas dû penser à vous décommander.


CARLOS.

Vous ne possédez vraiment pas un tuyau quelconque ? Vous ne savez même pas de quel théâtre il s’agit ?