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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/193

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Des tartines, Miss !… Écoute, mon chou, j’ai une envie malsaine… (Tout à coup, d’une voix caverneuse.) Raconte-moi ta conversation avec Monseigneur de Cabriac…


BARNAC.

Tiens, au fait, cette visite académique me fait penser que, dans quatre jours, nous recevons le maréchal Tellieux ; il me faudra revêtir l’habit, ce que je n’ai pas fait depuis un an… et, au dernier enterrement, j’avais remarqué que mon chapeau se mangeait aux mites. Anaïs, veux-tu être assez aimable pour aller ouvrir l’armoire de ma garde-robe et vérifier ça toi-même.

(Il lui donne une petite clef.)

MISS.

La préposée au vestiaire !

(Il reste seul avec Marthe.)

BARNAC, (abandonnant sa tasse, s’approche d’elle et se met à genoux.)

Tu sais que j’ai réellement une tendresse infinie pour toi, Marthon… infinie ?…


MARTHE.

Cher chéri !… On s’entend bien tous les deux !… (Ils s’embrassent.) Est-ce qu’on sort ce soir ?… Nous n’allons pas au Casino de Paris ?…


BARNAC.

Oh ! tu y tiens beaucoup ?


MARTHE.

Pas du tout !… Alors, je reste à dîner avec toi.


BARNAC.

Tu es gentille…