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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/133

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ALONSO.

Certes, camarade, c’était une belle idée d’aristocrate… mais d’une exécution difficile.


DON JUAN.

Chut… la voici !


ALONSO.

Voilée ?


DON JUAN, (lui montrant l’escalier.)

Je te rejoins… Par là, ta chambre… La seconde porte à droite, au bout du petit escalier.


ALONSO, (de l’escalier.)

Tu m’appelleras. Je meurs de sommeil et de fatigue… Elle t’adore ?


DON JUAN.

Elle est folle de moi, naturellement.

(Inès entre, en se dissimulant, par la petite porte à gauche, près de la fenêtre.)


Scène VI


DON JUAN, INÈS


DON JUAN.

Avancez, beauté qui, même sous le châle, alliez la fierté de Pallas, la jeunesse d’Hébé, la voix des Sirènes et — mille fois, hélas ! — la chasteté terrible de Minerve !


INÈS, (la tête couverte d’un châle populaire.)

Je suis venue pour vous prier, Monsieur, de cesser définitivement vos assiduités.