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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/96

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Soyez adroite en l’interrogeant, ce sera facile,

car, parole ! votre amoureux est dans le vin.

Quant à moi je ne suis pas suspecte

quoique j’aie dit.

Je vous aime trop pour vous porter

peine et mensonge.


ALIETTE.

Je le lui demanderai, face à face.

simplement, avec toute mon âme…

et s’il m’a trompée…


LA VIEILLE.
Oue ferez-vous ?…

Ah ! je sais, ma fille, alors ce que vous ferez…

Oui bien, interrogez-le, c’est cela…

et suivant ce qu’il dira, s’il est chrétien, —

donnez-lui sa croix d’extrême-onction,

donnez-lui sa croix d’extrême-onction,

avec un cercueil de quatre planches !


ALIETTE.

Venez ma mère… Ervoanik !

(Elle ouvre les rideaux de l’alcôve.)

LA VIEILLE.

Or donc, voulez-vous de la chandelle,

pour aller dormir au bois de la nuit ?