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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/42

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MARIA.

Comme je vous vois affligé !

Répondez, mon bon ami…

nous avons deux cœurs en un seul

pour supporter les mauvaises nouvelles.


MATELINN.

Vous verrez, femme, vous verrez.

Avant la fin vous le saurez.


MARIA.

Si vous m’aimez, me laisserez-vous

sans paroles et sans adieu…


MATELINN.

Vous verrez, femme, vous dis-je,

par vos yeux, quand votre fils sera ici,

vous entendrez par vos oreilles.

Moi, je m’en vais… Ce que j’ai à dire,

je le dirai mieux là où personne n’entendra,

dans l’air solitaire…

Bonsoir à vous.

Le salut est toujours une bonne chose

pour les vieux comme pour les jeunes !

(Il sort en claquant la porte violemment.)

MARIA.

Porteur de deuil ! Que veut dire ceci ?