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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/267

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DANIEL.

Je t’ai pardonné. Que veux-tu de plus ?


MAXIME.

Dis-moi quelque chose dont je puisse me souvenir… là-bas.


DANIEL, après avoir réfléchi.

La douleur est nécessaire.


MAXIME.

Au revoir, petit. Je viendrai encore t’embrasser avant de partir, ce soir. Repose. (Il sort.)



Scène IV


DANIEL seul, puis MARTHE.

(Maxime a emporté la lampe. — La chambre est plongée dans l’obscurité. Le décor s’est complètement effacé. Il ne reste plus que les voix. Au plafond le rond d’une veilleuse.)

DANIEL, (se dressant tout à coup.)

Ah ! On m’a bandé les veines… on voudrait empêcher le sang ; de couler… non ! qu’il s’en aille… qu’il s’en aille jusqu’à la dernière goutte ! (Il arrache