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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/223

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MARTHE.

C’est bien… Oui, c’est comme cela qu’il faut que ce soit.


GRAND’MÈRE, (s’approchant de la table.)

Où diable ai-je fourré mes lunettes ?… Ah ! Allons, grand’mère, mets tes lunettes… La journée sera belle… Voici le papier.


MARTHE.

J’y suis !… Alors… vraiment, vous voulez que je dicte cette lettre ?


GRAND’MÈRE.

Deux mots, seulement… brefs mais décisifs… Maintenant, je n’ai pas à insister, ma chère enfant… Si le sacrifice est au-dessus de tes forces… tu es libre et je peux me retirer.


MARTHE.

Non, non ! restez… J’y suis, j’y suis !…


GRAND’MÈRE.

Deux mots seulement… tu me comprends bien ? deux lignes… qui rendront un départ impossible. C’est tout ce que je te demande… Tu peux dicter


MARTHE.

Vous y êtes ?… (Dictant :) « Maxime »… Non,