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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/222

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croyez-vous que j’aie appris quelque chose de nouveau ?… Vous me prenez telle que je suis… ce n’est pas merveilleux… mais ce sera suffisant… je vous le promets…


GRAND’MÈRE.

Tu vois, tu as mal interprété mes paroles…


MARTHE.

Mais non, mais non, pourquoi ?… Vous avez raison, madame Mathilde… Allons, prenez l’encre… Je ferai mon devoir…


GRAND’MÈRE.

Le devoir est sec quelquefois, mon enfant.


MARTHE, (interrogeant anxieusement l’obscurité.)

Mais… cette lettre, si vous l’écrivez, Maxime en reconnaîtra l’écriture… Ce n’est pas votre intention, j’espère, qu’il la reconnaisse ?…


GRAND’MÈRE.

Aussi cette lettre sera-t-elle recopiée.


MARTHE.

Par qui ?


GRAND’MÈRE.

Nous verrons… Sache, en tout cas, que tu n’aurais pas pu la dicter à la personne que je chargerai de ce soin…