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Page:Barthe - Drames de la vie réelle, 1896.djvu/24

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cents autres piastres peuvent être souscrites par les autres paroisses de ce district qui n’ont pas été éprouvées comme la nôtre ! Nous recevrons, avec reconnaissance, les souscriptions qu’on voudra bien nous adresser des paroisses environnantes ; nous en accuserons réception dans ce journal et nous nous ferons un devoir comme un plaisir de les remettre aux MM. du comité de secours organisé en cette ville.

Il n’y a pas de doute que lorsque l’étendue de cette calamité sera entièrement connue, le gouvernement ne vienne aussi en aide à notre paroisse. De cette manière nous pourrons réparer en grande partie, sinon entièrement, les pertes que viennent de subir les habitants de cette paroisse.

Nous terminons ici ces remarques.

Sans doute que dans ce rapport il doit y avoir des omissions. Il y a des personnes dont les noms auraient du être mentionnés comme ayant rendu d’importants services dans l’occasion, mais écrivant à la hâte et obligés de glaner nos renseignements, un peu partout, il nous est impossible de remplir notre devoir envers tous comme nous aurions désiré le faire.

D’ailleurs, le peu que nous pourrions dire ne rencontrerait que bien faiblement les éloges que tous out mérité à cause de leur dévouement.

Si d’autres détails importants viennent à notre connaissance, nous publierons un extra demain ou lundi.

Berthier, 12 avril 1865. 
M. le Rédacteur, G. I. Barthe,

Vous voudrez bien nous permettre de nous servir des colonnes de votre journal pour témoigner aux citoyens de la ville de Sorel, en particulier, quelques mots de remerciements, l’expression de nos vifs sentiments de gratitude, pour leurs nobles procédés à l’égard des nécessiteux de notre village.

Par la manifestation spontanée des vives sympathies, dont nous avons eu des preuves non équivoques, nous avons dans Sorel plus que des amis, nous y avons des frères. Les cœurs qui paraissent touchés des maux d’autrui, ajoutent à la main qui soulage. Ainsi ce mouvement sympathique et généreux, ce doux élan du cœur, pour venir en aide à des amis dans une position pénible, établit entre la population des deux rives un lien de fraternité dont les nœuds ne chercheront qu’à se resserrer par la suite des temps. Sorel au secours de Berthier ne presse pas une main ingrate ; la reconnaissance répondra plus tard ; l’amitié cimentée par des bienfaits ne fait que s’accroître et la distance des lieux disparaîtra sous la chaleur de la bienveillante union des cœurs de leurs enfants. Merci donc, encore une fois merci, pour et aux noms des indigents de Berthier, généreux bienfaiteurs. Puisse le juste dispensateur de toutes choses vous rendre au centuple ce que vous faites aujourd’hui pour nous. Avec reconnaissance, messieurs de la ville de Sorel, nous sous-signons

J. F. Gagnon, Ptre.
Wm. C. Merrick,
Clerk Min. Ch. of England
L. H. Ferland,
Maire du Village de Berthier
Wm. Morrisson.
Ls. Moll, M. D.
Alex. Kittson.
F. R. Tranchemontagne.