Page:Barbier - Iambes et Poèmes, 1841.djvu/21

Cette page n’a pas encore été corrigée

Où mille noirs courants de limon et d’ordure
          Viennent traîner leurs flots honteux ;
Un taudis regorgeant de faquins sans courage,
          D’effrontés coureurs de salons,
Qui vont de porte en porte, et d’étage en étage,
          Gueusant quelque bout de galons ;
Une halle cynique aux clameurs insolentes,
          Où chacun cherche à déchirer
Un misérable coin des guenilles sanglantes
          Du pouvoir qui vient d’expirer.


VI


Ainsi, quand dans sa bauge aride et solitaire
          Le sanglier, frappé de mort,
Est là, tout palpitant, étendu sur la terre,
          Et sous le soleil qui le mord ;
Lorsque, blanchi de bave et la langue tirée,
          Ne bougeant plus en ses liens,