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Page:Barbey d’Aurevilly - Un prêtre marié, Lemerre, 1881, tome 1.djvu/97

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Elle avait repris le bras de son père, elle passa près de Néel, en le saluant d’un sourire. Parthe innocente ! qui n’envoya jamais de flèche plus meurtrière, empennée d’un duvet plus doux !

Néel resta, le temps de respirer, à voir flotter le châle blanc et briller le bandeau rouge de cette fille du prêtre, qui vraiment avait, en montant le perron du Quesnay, la majesté d’une prêtresse qui monte à l’autel. Puis il s’élança sur son cheval et retourna à Néhou avec une pensée terrible. Sombreval était trop vengé !