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Page:Barbey d’Aurevilly - Un prêtre marié, Lemerre, 1881, tome 1.djvu/76

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ries. Le vent jouait dans les ferrures des fenêtres et faisait, par intervalles égaux, grincer, en les agaçant, les persiennes. C’était enfin la poésie de la ruine et de l’abandon !

— Il était temps que cela fût vendu, monsieur Sombreval, — dit Jacques Herpin, fort peu sensible à cette poésie, en lui montrant tout un panneau qui s’effondrait. Rien ne tient plus ni à clou ni à cheville, et vous en aurez pour de l’argent, des réparations !

Sombreval ne répondait pas. Il cognait contre les vieilles boiseries sculptées, de son bâton de houx, et les bois vermoulus croulaient en poussière impalpable. Il pensait que, sans cet abandon, sans cette ruine, le château du Quesnay ne fût pas tombé de la main de ses anciens maîtres, comme un nid brisé, dans sa main.

Quand Jacques Herpin revint à la ferme, on remarqua avec étonnement que le nouvel acquéreur de la terre ne le suivait pas. « Il est resté dans la chambre au lit rouge, fit le fermier. Il a dit qu’il n’en descendrait pas et qu’il n’avait besoin de rien, — pas plus de souper que de se coucher, car il paraît qu’il ne mange ni ne dort, ce rechigné-là.

« Un singulier seigneur que nous allons avoir au Quesnay, garçons ! Par la sainte Messe qu’il a dite autrefois ! il vous a un ton de commandement aussi fier que l’ancien grand Bailli