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Page:Barbey d’Aurevilly - À côté de la grande histoire, 1906.djvu/189

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peints… C’est par Louis XVI qu’il explique le règne de Louis XVI. C’est par l’homme et son entourage qu’il explique surtout ces événements qu’on a appelés des forces irrésistibles ou d’impénétrables fatalités. Voilà pourquoi il intitule son livre : Louis XVI et sa Cour et il a raison. Tout le règne est là, entre la cour et le roi, dans cette monarchie qui s’en va crouler par leurs fautes réunies. Il est là, ni plus haut, ni plus bas, ni plus loin. Les hommes pris sur place pèsent plus, sur cette place, qu’on ne pense. Sismondi, qui n’était pas peintre et qui était économiste et philosophe, n’eût pas conçu de cette façon le règne de Louis XVI, et, s’il avait eu le temps de l’écrire, ne l’aurait pas concentré sous ce titre, qui est une manière de voir très entière et très accusée : Louis XVI et sa Cour.

II

Il ne fallait pas, en effet, chercher plus haut que la personne de ce faible roi le secret du malheur de la monarchie. Louis XVI, cet homme unique dans les annales du monde, dont Renée a dit si bien « qu’il faisait toujours ce qu’il ne voulait pas, tout en voyant ce qu’il faisait », Louis XVI, peint ressemblant