Page:Banville - Œuvres, Le Sang de la coupe, 1890.djvu/76

Cette page a été validée par deux contributeurs.
66
le sang de la coupe

Les Ajax, le divin Achille à qui tout cède,
Les Atrides, Mégès accouru sur leurs pas,
S’écriaient tous : Louange à celui qui possède
La science de lire au delà du trépas !

Mais seul, pendant ce temps, Diomède en silence,
Caressant le désir du carnage odieux,
Baissait les yeux à terre, et regardait sa lance
Que devait par deux fois rougir le sang des Dieux.


Mai 1848.