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Page:Balzac - Une rue de Paris et son habitant, 1845.djvu/24

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VIII
COMME QUOI LA FEMME D’UN SAVANT EN US EST BIEN MALHEUREUSE


— Eh bien, adieu ! garde le fiacre pour t’en aller, il est payé, disait Mme Marmus quand Mme Adolphe arriva sur le pas de la porte.

Le fiacre avait déjà tourné. Mme Adolphe, qui ne put voir par qui Madame avait été ramenée, se dit :

— Pauvre madame ! ce sera son neveu.

Mme Marmus, petite femme svelte, gentille, rieuse, était mise divinement et d’une façon un peu trop jeunette pour son âge, car elle comptait vingt-cinq ans de ménage.

Enfin, elle pouvait encore porter une robe à petites raies roses, une pèlerine brodée et garnie de dentelles, des brodequins jolis comme des ailes de coléoptère, et un chapeau rose à fleurs de pêcher, d’un goût délicieux, qu’elle tenait à la main.

— Voyez, Mme Adolphe, je suis toute défrisée ; je vous le disais bien : quand il fait si chaud, il faut me coiffer en bandeau.