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Page:Balzac - Une rue de Paris et son habitant, 1845.djvu/15

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IV
INCONVÉNIENT DES QUAIS À LIVRES OU LES GLOIRES EN ESPALIER


Vers quatre heures, le professeur Marmus se trouvait au guichet de la rue de Seine, sous les arcades de l’institut.

Qui le connaît avouera qu’il avait très bien marché, pour n’avoir mis qu’une heure à traverser le Luxembourg et descendre la rue de Seine.

Là, une voix lamentable, celle d’un petit enfant, arracha sans peine au bonhomme les deux sous que Mme Adolphe lui avait donnés ; quand il arriva devant le pont des Arts, il se souvint du péage, et retourna brusquement sur ses pas pour demander un sou à l’enfant.

Ce petit drôle était allé changer la pièce pour ne donner qu’un sou à sa mère, qui rôdait dans la rue Mazarine avec un enfant à la mamelle.

De là vint pour le professeur la nécessité de tourner le dos à l’invalide qui veille à ce qu’aucun Parisien ne passe sans payer. Deux voies se présentaient : ou le pont Neuf, ou le pont Royal. Le savant fut attiré vers le