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tions de chef de la police de sûreté, sous le nom de M. de Saint-Estève, il avait succédé au célèbre Bibi-Lupin, et, devenu la terreur des hommes autrefois ses complices, il s’était fait, par l’ardente répression dont il les harcelait, une renommée d’habileté et d’énergie à laquelle on ne trouverait rien de comparable dans les fastes de la police judiciaire.

Mais ainsi qu’il l’avait expliqué à son ancien ami, le colonel Franchessini, il avait fini par se lasser de cette chasse aux voleurs où, comme les joueurs trop expérimentés, faute d’imprévu et de chances dans la lutte, il en était venu à ne plus trouver aucun intérêt.