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on le détache de son rameau. Si l’on craignait de vider l’œil, on s’aiderait de la spatule simple que l’on ferait glisser entre l’écorce et l’aubier.

Nous plaçons le greffon (A) sur le sujet (B), à l’endroit qui doit le recevoir. Avec l’outil, greffoir ou métro-greffe, nous y traçons la silhouette de la plaque d’écorce ; il reste à enlever les couches corticales en C, et à y plaquer le greffon. On ligature (D) avec précaution.

Laissant un peu d’aubier sous l’écorce du greffon, on obtient l’écusson boisé qui sert à la multiplication sous verre de divers végétaux : Azalée, Camellia, Rhododendron, Aucuba, etc.

[3.2.2.11]

écussonnage combiné

En toute circonstance, il convient de doubler les chances de succès. Avec l’écussonnage, quand cela est possible, nous plaçons deux bourgeons (a’ a’, fig. 96) en face l’un de l’autre. Les écussons placés ainsi à la même hauteur facilitent l’application d’une seule ligature.

[3.2.2.12]L’écussonnage double est employé quelquefois lorsqu’il s’agit de former un arbre en éventail, en palmette double. On utilise les deux scions opposés (fig. 97), résultant du greffage double (fig. 96). Avec un troisième écusson placé de face et au-dessus des précédents, on établira les premières assises d’une palmette simple.

[3.2.2.13]L’écussonnage multiple est applicable aux di-