Ouvrir le menu principal

Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/75

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


534. Ce vil chef de l'armée des (Pândouides) est tué, avec Çikhandin ! (En y pensant), je m’imagine être l’égal de Maghavant (Indra) lui-même.

535. Soyez heureux. Nous nous retrouverons dans le Svarga. » Après avoir ainsi parlé, ce roi des Kourouides, au grand cœur, se tut.

536. Le héros laissa s’exhaler sa vie. Abandonnant les peines à ses amis, il éleva (son âme) vers le ciel, tandis que son corps restait gisant à terre.

537. Voilà, ô roi, comment ton fils Douryodhana a succombé. Il a été tué par ses ennemis, dans un combat qu’il avait engagé.

538. Ces (trois héros), après avoir été embrassés (par le roi), l’embrassèrent (à leur tour), et l’ayant longuement considéré, ils remontèrent sur leurs chars.

539. Ayant entendu les lamentations du fils de Drona dévoré par le chagrin, ils se dirigèrent au point du jour vers la ville ^

540. C’est ainsi, ô roi, que par suite de ta mauvaise politique, a eu lieu cette catastrophe terrible, meurtrière et épouvantable, qui entraîna la perte des Kourouides et des Pândouides.

541. Quand ton fils fut monté au Svarga, cette intuition divine qui est donnée aux rishis, (et qui les fait voir à distance), cessa de (m’illuminer) ; j’étais dévoré de chagrin, ô homme sans péché.

542. Vaiçampâyana dit : Après avoir entendu ainsi (le récit de) la mort de son fils, ce roi poussa de longs et profonds soupirs et resta pensif.