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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/74

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524. Le roi du Sindhou, Somadatta, Bhoûriçravas et les autres excellents princes qui t’ont précédé au Svarga.

525. Quand tu les auras embrassés de ma part, demande leur comment ils se trouvent (de leur nouvel état).

526. Sañjaya dit : Après avoir adressé ces mots au roi dont les cuisses étaient brisées, bien qu’il fût privé de connaissance, et l’avoir considéré, Açvatthâman continua en ces termes :

527. Douryodhana, tu vis (encore). Écoute un récit qui sera agréable à tes oreilles. Du côté des Pândouides, il reste sept (chefs). Quant à nous, nous sommes les seuls Dhritarâshtrides survivants.

528. Ce sont, pour les Pândouides, les cinq frères, le Vasoudevide et le Satyakide. (De notre côté), moi, Kritavarman et le Sattvatide Kripa.

529. Tous les fils de Draupadî ont été tués, ainsi que ceux de Dhrishtadyoumna. Tous les Pâñcâlas et ceux qui restaient parmi les Matsyas, ont péri, ô Bharatide.

530. Vois quelle revanche (nous avons prise du mal qu’ils nous) avaient fait ! Les fils de Pândou ont eu leurs fils tués pendant la nuit, alors qu’ils se livraient au sommeil, et leur camp, avec les hommes et les animaux (qu’il contenait), a été détruit

531. Par moi ; et, après avoir pénétré de nuit dans le camp, j’ai tué ce Dhrishtadyoumna aux œuvres mauvaises, comme on tue les bestiaux, ô maître de la terre.

532. En entendant ces paroles agréables à son cœur, Douryodhana reprit ses sens et répondit :

533. « Ni (Bhîshma), le fils de la Gangâ, ni Karna, ni ton père, n’ont faitpourmoi ce dont tu es venu à bout aujourd’hui, avec l’aide de Kripa et de Bhoja.