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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/56

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360. Ayant tout le corps baigné de sang, jouant le rôle de la mort comme Antaka, il taillait en pièces, avec cette excellente épée, les combattants, les chevaux et les éléphants.

361. Le fils de Drona était couvert du sang de ces malheureux qui se débattaient, etpar (reflfet) des grands coups de trois sortes différentes, de son glaive et de son épée 2

362. L’aspect, en quelque sorte surhumain, et très effrayant, de ce guerrier rouge de sang, porteur d’un glaive brûlant, resplendissait (de majesté).

363. Ceux qui s’éveillaient, ô Kourouide, affolés par le bruit, se regardaient les uns les autres, et tremblaient de terreur à chaque coup d’œil qu’ils échangeaient entre eux.

364. Ces kshatriyas, en voyant l’aspect de ce destructeur de ses ennemis, fermaient les yeux (d’effroi), le prenant pour un rakshasa.

365. (Le fils de Drona), dont l’aspect était terrible, parcourant le camp de côtés et d’autres, à la manière de la mort, aperçut les fils de Draupadî, et les Somakas qui restaient encore.

366. Ô maître des hommes, les grands guerriers fils de Draupadî, l’arc à la main, effrayés par le bruit, ayant entendu dire que Dhrishtadyoumna était tué,

367, 368. Couvrirent intrépidement le Bharadvâjide d’une multitude de traits. Alors, les Prabhadrakas et Çikhandin, réveillés par le tumulte, blessèrent le fils de Drona, avec des flèches çilîmoukhas. Ce Bharadvâjide les voyant l’arroser d’une pluie de flèches,

369. Ce grand et vigoureux guerrier, désireux de les tuer, poussa un cri (retentissant). Puis, très excité en se rappelant le meurtre de son père,