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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/50

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cet autel, où le feu était allumé. Ayant fait l'abandon de lui-même, il monta sur cet autel et s’assit dans le feu.

311. En le voyant les bras levés, immobile, et passé à l’état d’offrande, Mahâdeva lui dit en souriant, et en se montrant (à lui) :

312, 313. « J’ai été vraiment honoré par la fermeté dans l’action, la véritable pureté, le renoncement, l’ascétisme, les austérités, la patience, les pensées, la sagesse et les paroles de Krishna. Aussi, je ne vois pas un autre homme qui me soit plus cher que lui.

314. Pour lui faire honneur et pour t’éprouver, je viens de protéger les Pâñcâlas, et de produire à plusieurs reprises, des prestiges magiques (en leur faveur).

315. En protégeant les Pâñcâlas, je l’ai honoré, mais ils sont vaincus par le destin, et il n’y a plus à espérer de vie pour eux. »

316. Après avoir ainsi parlé au magnanime (Açvatthâman), l’adorable (Mahâdeva), lui donna un grand et excellent glaive, et pénétra dans son corps.

317. Pénétré par Bhagavant (l’adorable), il brilla d’une plus grande énergie engendrée par le dieu, et qui le rendit impétueux (dans les combats).

318. De toutes parts, des êtres invisibles et des rakshasas se rassemblèrent autour de lui, alors qu’il ressemblait au roi des dieux et qu’il se dirigeait vers le camp des ennemis.