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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/48

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292. Amusés par des plaisirs continuels, éloquents, exempts d’envie, possédant les huit (grandes) qualités, ils ne s’abandonnaient pas à l’orgueil.

293. L’adorable Hara ne cesse jamais d’être étonné de leurs actes, et il est constamment favorable à leurs pensées, leurs paroles et leurs actions.

294. Il protège (ces êtres qui lui sont) dévoués en pensées, en paroles et en actions, comme (il protégerait) ses propres fils. (Parmi ces êtres), d’autres, irrités, boivent constamment le sang et la graisse des ennemis de Bratima.

295-298. Ils boivent sans cesse le soma, qui est de quatre sortes. S’étant, par l’étude des védas, la chasteté (état de brahmacarya), l’ascétisme et le fait de se dompter, rendu favorable Celui qui a une lance pour signe, ils sont parvenus à l’union avec Çiva. Avec cette grande troupe d’êtres, devenus partie intégrante de lui-même, et avec Pârvati (Dourgâ), Maheçvara (le grand maitre), maître du passé, de l’avenir et du présent, goûte le soma.

Ils entourèrent Açvatthâman, en faisant trembler tout (l’univers), avec le son de divers instruments de musique, avec des rires, des grognements, de grands cris et des rugissements, glorifiant Mahâdeva, et produisant une lumière très éclatante,

299. Désireux de faire un grand honneur au fils de Drona, de s’assurer de son énergie, et d’être témoins (de l’attaque) qui devait avoir lieu pendant le sommeil (de ses adversaires).

300. Tenant dans leurs mains de fortes et terribles barres de fer, des tisons, des piques et des lances tran-