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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/444

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1567. Concentrant tous ses sens, ayant triomphé de ses pensées par son intelligence, il venait vers moi (comme) vers un refuge . C’est pour cela que mon esprit est allé à lui.

1568. Ô prince mon ami, je suis allé en esprit vers ce pupille de Vaçishtha, que la Gangâ enfanta.

1569. Je suis allé en esprit vers ce sage à la grande énergie, porteur d’armes divines, qui connaît les quatre védas, avec (toutes) leurs branches.

1570. Ô fils de Pândou, je suis allé en esprit vers le canal de toutes les sciences, le disciple chéri du Jamadagnide Râma.

1571. Ô taureau des Bharatides, je suis allé en esprit vers ce (sage), le plus excellent de ceux qui connaissent les devoirs, car il sait le passé, le présent, et l’avenir.

1572. Certes, quand ce tigre des hommes sera monté au ciel, par (l’effet de) ses œuvres, ô fils de Prithâ, la terre sera comme une nuit privée de lune.

1573. Youdhishthira, approche toi donc avec confiance, de ce Bhîshma fils de la Gangâ, dont l’héroïsme est terrible, salue-le et interroge-le sur (les difficultés) qui se présentent à ton esprit.

1574. Ô maître de la terre, demande-lui la connaissance des quatre védas, celle dos fonctions des quatre hotars (sacrificateurs), la connaissance des quatre modes dévie et celles de tous les devoirs des rois.

1575. Quand Bhîshma, ce chef des Kourouides, sera allé à sa (vraie) patrie, les sciences disparaîtront de la terre. C’est pour cela que je te presse (d’aller le consulter). »

1576. Après avoir entendu ces paroles, aussi vraies