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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/404

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1281. La science, l’ascétisme, l’activité, portent de bons fruits. En accomplissant le mal, on le développe, de sorte que (son auteur en) ajoute (un nouveau à l’ancien).

1282. Il faut donc faire de bonnes actions, et s’abstenir des actes mauvais. Il faut (aussi) faire constamment des largesses. (En agissant) de la sorte, on est délivré de son péché.

1283. On impose la pénitence selon le péché. L’expiation est accordée (pour toutes les fautes), sauf pour les grands crimes (mahâpâtaka).

1284. Quant au fait de manger ce qui ne doit pas être mangé, et autres choses semblables, (comme) de dire ce qui ne doit pas être dit, ô roi, (ces péchés) sont répartis (en deux classes, selon qu’on les commet) par ignorance ou en connaissance de cause.

1285. Tout péché commis en connaissance de cause est grave. L’ignorance rend la faute très petite. La pénitence est déterminée (pour chacune de ces fautes).

1286, 1287. Le péché peut être effacé, selon les règles qui ont été prescrites, chez celui qui a la foi et qui craint la divinité. (Mais) ces règles ne s’appliquent, en aucune façon, à l’incrédule ou à l’impie, pas plus qu’aux hommes qui portent à l’excès l’hypocrisie et la haine.

1288. le plus vertueux des mortels, celui qui désire obtenir le bonheur, dans l’autre monde et ici-bas, doit avoir une bonne conduite, et pratiquer les devoirs commandés, ô tigre des hommes.

1289. Ô roi, tu seras purifié de ta faute, pour les raisons précédentes, ou bien (parce que tu as agi) pour sauver ta vie et ta fortune, ou bien (parce que tu as été contraint) par la conduite (injuste de tes ennemis, à agir comme tu l’as fait)