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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/379

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nous avons habité dans la maison de ce roi. Maintenant, ô brahmane, réfléchis aux moyens de l’obliger. »

1095. Ô roi, je répondis alors au beau Parvata : « Ô puissant fils de ma sœur, ce soin t’incombe.

1096. Que le roi soit rendu heureux, par la satisfaction d’un souhait (qu’il formera) ; qu’il voie tous ses désirs comblés. Qu’il en obtienne l’accomplissement, si tu le juges convenable, par l’effet de nos pratiques ascétiques. »

1097. Alors, ayant appelé le roi Sriñjaya, le plus grand des (princes) victorieux, Parvata lui adressa ces paroles agréables, ô taureau des Kourouides :

1098. « Ô roi, nous sommes satisfaits de tes bons procédés, et de ta droiture à notre égard. Ô homme excellent, nous t’autorisons à former un souhait, (que nous rendrons efficace),

1099. Pourvu qu’il ne soit pas dommageable pour les dieux, et qu’il n’entraîne pas la ruine des hommes. Accepte cette (faveur) dont, tous les deux, nous te jugeons digne, ô grand roi. »

1100. Sriñjaya dit : Si mes deux honorables (hôtes) sont satisfaits, tout ce que (je puis désirer) est accompli, et j’ai retiré (de leur visite) un grand profit, et (d’heureuses) conséquences.

1101. Mais Parvata répondit au (roi) qui parlait ainsi : « Exprime le désir que tu nourris depuis longtemps dans ton cœur, ô roi. »

1102. Sriñjaya dit : « Je désire obtenir pour fils un héros fort, ferme dans ses vœux, dont la vie soit longue et heureuse, et qui soit aussi éclatant que le roi des dieux. »

1103. Parvata dit : Ton désir sera accompli, sauf que (ton fils) n’aura pas une longue vie, car le souhait formé