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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/357

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de (pâte de) santal, prit la parole et rasséréna (ceux qui récoutaient).

899. Son visage aux belles dents et aux yeux agréables, brilla comme un lotus entièrement ouvert, quand le soleil vient de se lever.

900. Le Vasoudevide dit : Ô tigre des hommes, ne laisse pas la douleur dessécher ton corps, car ceux qui ont péri sur ce champ de bataille ne peuvent pas t’être rendus.

901. Ces kshatriyas, ô roi, qui sont morts dans cette grande guerre, sont comme (les rêves) qui hantent notre sommeil, et que le réveil fait évanouir.

902. C’étaient tous des héros brillants dans les combats, (ils ont été) régulièrement vaincus, la face tournée vers l’ennemi. Aucun n’a été abattu par derrière, ou en fuyant.

903. Tous, après avoir combattu contre des héros, et avoir perdu la vie, purifiés par les armes, ont atteint le Svarga. Tu ne dois pas les pleurer.

904. Fidèles aux devoirs des kshatriyas, possédant la connaissance complète des védas et des vedângas, ces héros ont atteint le refuge bienheureux qui leur était destiné. Tu ne dois pas les pleurer,

905. Après que tu as entendu (raconter) la mort (de ces) puissants maîtres de la terre. On rapporte à ce sujet une ancienne légende,

906, 907. D’après laquelle Nârada parla (en ces termes) à Sriñjaya, dévoré de chagrin (à cause de) la mort de son fils : « Ô Sriñjaya, (lui dit-il), toi ni moi, ni toutes les créatures, nous ne sommes exempts ni des peines ni des plaisirs. Nous mourrons tous. Pourquoi s’en désoler ? Écoute, je vais te raconter la grande prospérité (obtenue jadis) par (certains) rois.