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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/354

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sages connaissent l’autre monde comme s’ils l’avaient sous les yeux.

875. Sans négliger (l’étude) des livres sacrés, celui qui veut continuer d’être, doit croire. Qu’il accomplisse les rites relatifs aux pitris, et qu’il exécute (les prescriptions de) la loi.

876-878. Que le sage sacrifie selon les règles, et qu’il pratique le trivarga. Nul ne s’aperçoit que ce monde est plongé dans le profond océan des temps, où se rencontrent deux grands requins, la vieillesse et la mort. On voit de nombreux médecins, connaissant toute la science de la vie (la médecine), qui sont, eux et leurs familles, accablés par les maladies. Ils ont beau boire des décoctions de diverses sortes, et (offrir des oblations) de beurre clarifié,

879, 880. Ils n’évitent pas plus la mort que l’Océan ne dépasse ses rives. On voit aussi des hommes connaissant les élixirs, et en faisant un usage judicieux, brisés par la vieillesse, comme des arbres le sont par de puissants éléphants. De même, aussi, les ascètes qui s’adonnent à l’étude et à la récitation des védas,

881-883. Qui font des libéralités et offrent de nombreux sacrifices, ne triomphent pas plus de la vieillesse que d’Antaka (la Mort). L’homme suit, inconsciemment et sans fixité, ce grand chemin (de la vie), foulé par tous les êtres et fixé par le temps. Ou bien le corps se sépare du principe vital, ou bien le principe vital se sépare du corps, (et on meurt).

884. (Mais en attendant), il n’y a qu’une rencontre (fortuite) en chemin, entre les (époux), les épouses et les autres parents ; nul n’obtient une cohabitation durable,