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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/351

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atteint les êtres doit être accepté patiemment. Il n’y a pas moyen d’y faire obstacle.

849. Ô roi, ni dans la jeunesse, ni au milieu de la vie, ni à sa fin, les intérêts ne doivent être délaissés, même par ceux qui désirent autre chose (de préférable, le salut).

850. La privation des choses agréables, l’arrivée d’accidents désagréables, le gain ou la perte, le plaisir ou la peine, sont la conséquence de la destinée.

851. L’apparition des êtres sur la terre, l’abandon des corps (par les mourants), l’acquisition (des biens), l’activité (de l’homme), tout cela est fixé (à l’avance).

852. L’odeur, la couleur, le goût, le toucher, proviennent de la nature même des choses. De même, les plaisirs et les peines proviennent de la destinée.

853. Les sièges, les lits, les moyens de transports, le fait de se lever, le boire et le manger, sont (pendant un instant par la succession) du temps, (et ne sont plus ensuite).

854. Les médecins, même, deviennent malades, les forts deviennent faibles, il y a des riches et des eunuques. Les vicissitudes du temps sont variées.

855. On obtient la naissance dans une (noble) famille, la force, la santé, la beauté, le bien-être, les jouissances, parce que cela devait arriver.

856. Il naît de nombreux fils aux pauvres qui ne les désiraient pas. Ceux qui sont dans la prospérité n’ont pas d’enfants . Les œuvres du créateur sont variées.

857. Les maladies, (les accidents produits par) l’eau ou l’épée, la faim, les malheurs, le poison, la fièvre, la mort, la chute (d’une situation élevée), arrivent à la personne