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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/348

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826. Vaiçampâyana dit : Vyâsa, le plus excellent des mounis, interrompit le fils de Prithâ, agité par le chagrin (que lui causait la perte) de ses parents, et auquel (la peine faisait) tenir ce langage ; il lui dit : « Cela ne doit pas être. »

827. Vyâsa dit : Ô grand roi, tu ne dois pas t’abandonner à un chagrin intempestif. Ô roi, je vais te répéter ce que je t’ai (déjà) dit : « C’est le destin (qui est la cause de tout ce qui est arrivé). »

828. Les agrégats (qui forment) les êtres vivants, (une fois qu’ils sont) nés, ont pour fin certaine la dissolution. Comme les bulles dans l’eau, ils paraissent et disparaissent.

829. Tout ce qui est composé finit par la désagrégation. Les élévations aboutissent à des chutes. La mort est la fin de la vie.

830. La paresse est un plaisir qui finit en peine, activité est une peine qui produit le plaisir. La richesse, la prospérité, la modestie, la renommée, sont le lot de l’homme actif, non du paresseux.

831. Les amis ne suffisent pas à faire le bonheur, ni les ennemis à causer le malheur. La sagesse ne suffit pas pour (faire réussir) les affaires, et la richesse ne suffit pas pour procurer le bonheur.

832. Puisque l’ordonnateur du monde t’a créé pour l’action, agis en conséquence. Tu n’es pas maître (de renoncer) aux œuvres, ô roi, fils de Kountî.