Ouvrir le menu principal

Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/341

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.




CHAPITRE XXVI


DISCOURS DE YOUDHISHTHIRA


Argument : La richesse n’est pas le bien suprémie ; elle cède le pas à l’ascétisme et à la vertu.


768. Vaiçampâyana dit : À ce sujet, Youdhishthira, à la grande intelligence, adressa à Dhananjaya des paroles très prudentes :

769. Ô fils de Prithâ, (lui dit-il), c’est à tort que tu as dit qu’il n’y a rien au-dessus de la richesse, que, pour celui qui est dépourvu de biens, il n’existe ni Svarga, ni bonheur, ni intérêt.

770. On voit beaucoup d’hommes qui sont arrivés à la perfection, par le sacrifice qui consiste dans l’étude des livres sacrés, ainsi que de (nombreux) mounis adonnés à l’ascétisme, dont les mondes éternels (sont le partage).

771. Ceux qui, ô Dhanañjaya, conservent et pratiquent les instructions des rishis, et qui connaissent tous les devoirs, sont considérés par les dieux comme des brahmanes.

772. Ô Dhanañjaya, considère toujours ceux qui sont adonnés à l’étude et à la récitation des livres sacrés, ceux qui s’appliquent (à accroitre) leurs connaissances, comme appliqués à leurs devoirs.

773. Ô fils de Pândou, les actions doivent avoir pour