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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/325

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CHAPITRE XXIII


DISCOURS DE VYÂSA


Argument : Excellence de l’état de maître de maison, et de la royauté dignement pratiquée. Légende de Likhita et de Çankha. En punissant justement Likhita, le roi Soudyoumna vit s’accroitre ses mérites.


651. Vaiçampâyana dit : Voilà ce que Goudâkeça (Arjouna) dit au Pândouide fils de Kountî (son frère aine). Le roi de Kourou ne répondit rien. Alors Dvaipâyana parla en ces termes :

652. Vyâsa dit : Ô mon cher Youdhishthira, cette parole de Bîbhatsou, est vraie. Les mérites les plus élevés sont assignés, par les livres (sacrés), à l'état de maitre de maison.

653. Tu connais tes devoirs ; accomplis-les selon les préceptes et selon les règles. Certes, il ne t’est pas prescrit d’abandonner l’état de maitre de maison, (pour te retirer dans) les bois.

654. Car les dieux, les pitris, les hôtes et les serviteurs, sont entretenus aux dépens du maitre de maison ; ô maitre de la terre, prends soin d’eux.

655. Les oiseaux, les bestiaux et les autres créatures, ô maitre suprême des hommes, sont entretenus par les maîtres de maison seulement. Aussi l’état de maitre de maison est-il le plus excellent.