Ouvrir le menu principal

Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/315

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


589. Mais le refuge que ceux qui pratiquent le moksha (renoncement) ont en vue, ne saurait être décrit. On considère comme le meilleur moyen (d’y arriver), le yoga (méditation religieuse), qu’il me serait difficile de te faire connaître.

590. En songeant aux préceptes, les sages éprouvent un ferme désir de connaître ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. « (Peut-être) est-ce ceci, (peut-être) est-ce cela, » (disent-ils).

591. (Certains d’entre eux), après avoir parcouru les textes sacrés et les préceptes des Aranyakas, n’ont pas connu l’essence (des choses), parce qu’ils ont brisé l’étui (de bois de) kadali (sur lequel ils s’appuyaient).

592. Et, par dédain pour l’unité, ils ont dit que l’âme qui fait mouvoir le corps composé des cinq éléments, était douée de désirs et de haine.

593. Incapable d’être saisie par l’œil ou expliquée par la parole, en rapport avec la cause des actions, elle circule dans la (série) des êtres (par les naissances successives).

594. Quand on a établi (son esprit) dans la vertu, lutté contre la concupiscence et rejeté le développement de l’œuvre, ne dépendant plus de rien, (on trouve) le bonheur.

595. En présence d’une telle voie, suivie par les gens de bien, et par laquelle on peut atteindre la subtilité (de l’intelligence), comment, ô Arjouna, (oses-tu) vanter la richesse, si fertile en inconvénients !

596. Ô Bharatide, des hommes d’autrefois, connaissant les préceptes, continuellement attachés aux (bonnes) œuvres, à la libéralité, au sacrifice et à l’action, ont vu (les choses) ainsi.