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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/313

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CHAPITRE XIX


DISCOURS D'YOUDHISHTHIRA


Argument : Youdhishthira reproche à son frère de dire qu’il n’y a rien au-dessus de la richesse, et lui démontre que le renoncement est préférable.


575. Youdhishthira dit : Ô mon ami, je connais les enseignements supérieurs et inférieurs. Le texte sacré recommande deux choses : d’accomplir des œuvres et de pratiquer le renoncement.

576. Les préceptes sont embrouillés, mais appuyés de raisons (qui les expliquent). Je connais le moyen de préciser le sens régulier des mantras.

577. Mais toi, tu ne connais que les armes ; doué des vertus des héros, tu es tout à fait incapable de percevoir la signification réelle des écritures sacrées.

578. Si tu as le devoir en vue, je n’aurais pas dû entendre les paroles (que tu m’as adressées, et qui n’auraient pas dû être prononcées), même (par un homme) connaissant peu le sens des préceptes (religieux), (mais) habile à préciser (ce qui est) le devoir.

579. Ce que tu m’as dit en qualité de frère et d’ami, a été convenablement exprimé, ô fils de Kountî, et j’en suis satisfait, ô Arjouna.

580. Nul, dans les trois mondes, n’est ton pareil pour tout