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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/296

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séparer le bien du mal, on serait comme dans une obscurité profonde, on ne distinguerait rien.

456. Les incrédules eux-mêmes, qui secouent (le joug) des lois et méprisent les védas, deviennent capables (d’accomplir de bonnes actions), dont ils jouiront (plus tard), quand ils sont corrigés de bonne heure.

457. Chacun, en ce monde, est soumis par le bâton, car l’homme pur (parfait) se rencontre difficilement. Effrayé du danger d’être corrigé, (chacun) devient (propre à accomplir de bonnes actions), dont il peut profiter.

458. Le bâton a été établi par l’ordonnateur du monde, pour protéger le devoir et l’intérêt, (maintenir) la séparation des quatre castes et pour leur imprimer une bonne direction.

459. S’ils ne redoutaient le bâton, les (oiseaux de proie) et les animaux féroces dévoreraient les bestiaux et les hommes, les objets du sacrifice et les offrandes.

460. N’était la protection du bâton, on n’étudierait pas la science sacrée, on ne pourrait pas traire une belle vache, une jeune fille ne trouverait pas de mari.

461. Si le bâton ne protégeait pas (la société), la confusion régnerait, toutes les lois seraient violées, on n’aurait pas l’exacte notion du mien (et du tien) .

462. Les (hommes), exempts de toute crainte (des dieux), n’offriraient pas les sacrifices annuels aux dakshinâs régulières, si le bâton ne protégeait pas (l’exercice des pieux devoirs).

463. Ceux qui sont astreints à une règle, ne rempliraient pas les devoirs que leur genre de vie comporte, on ne saurait acquérir aucune science, sans la protection du bâton.