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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/285

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CHAPITRE XIII


DISCOURS DE SAHADEVA


Argument : Sahadeva engage son frère à ne pas être égoïste, et à renoncer à son projet de retraite, car l’âme est immortelle, et on ne lui cause pas de dommage en détruisant le corps.


371. Sahadeva dit : La perfection, (et par suite le salut), ne consiste pas seulement à renoncer aux choses (situées) à l’extérieur (de notre corps). On y arrive, ou l'on n’y arrive pas, (selon les cas), en renonçant aux objets des sens.

372, 373. Que ce qui serait le devoir, ou ce qui serait le bonheur, pour celui qui renonce aux objets (situés) à l’extérieur (de son corps), mais qui reste vivement attaché aux objets des sens, soit le devoir et le bonheur de nos ennemis. Que ce qui serait le devoir ou le plaisir, pour celui qui gouverne la terre après avoir renoncé aux objets des sens, le soit aussi pour nos amis et pour nous.

374. Or, un mot de deux syllabes est la mort, un mot de trois syllabes est l’éternel Brahma. Dire : « mama (pour moi) », (c’est la formule de l’égoïsme), et c’est la mort ; dire : « na mama (non pour moi) » (c’est la formule de l’abnégation), et c’est l’éternité heureuse.

375. Par suite, ô roi, Brahma et la mort sont entrés en