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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/284

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libéralités et qui ne sont pas le soutien (de leurs sujets), sont souillés des péchés (spéciaux) des princes. Ils essuieront des peines et ne jouiront d’aucun bonheur. Si tu t’exiles dans les bois sans avoir offert le svadha aux pitris, sans t’être baigné dans les tîrthas, tu te dissoudras comme un nuage isolé, poussé par le vent ;

366-368. Tu seras déchu des deux mondes et (tu resteras) fixé dans leur intervalle. C’est en renonçant aux choses internes ou externes, quelles qu’elles soient, capables d’attacher l’esprit, qu’on pratique le renoncement, et non en abandonnant (sa maison). Il faut au contraire s’y tenir. Ô grand roi, le brahmane qui suit cette voie sans empêchement, n’est pas exposé à déchoir.

369. Après avoir, grâce à sa vigueur, tué de nombreux ennemis, comme Çakra le fit pour l’armée des daityas, quel est celui qui pourrait se lamenter, ô fils de Prithâ, s’il aime les devoirs de sa (caste), qui ont été pratiqués par les anciens (avant lui) et qui ont été goûtés par les plus grands princes ?

370. Après avoir, par ton héroïsme, conquis la terre selon la loi des kshatriyas, (quand tu auras) fait des présents aux (brahmanes) qui connaissent les mantras, ô Indra des hommes, tu atteindras la surface de la voûte céleste. Ce n’est pas l’heure, ô fils de Prithâ, de t’abandonner au chagrin.