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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/283

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354, 355. C’est pourquoi l’état de maître de maison est difficile à pratiquer et difficile à acquérir. Ô grand roi, ceux qui, après avoir adopté l’état de maître de maison, possédant des bestiaux, des richesses et des grains, n’offrent pas de sacrifices, (se chargent) d’un péché éternel. Il y a des rishis dont les seuls sacrifices consistent dans la récitation des textes sacrés, et d’autres pour qui le sacrifice consiste dans la science ;

356-358. D’autres qui disposent, (en quelque sorte), au dedans de leur cœur, de grands sacrifices. Les habitants du ciel recherchent (la société) de ces brahmanes, dé venus semblables à Brahma, qui suivent une voie à laquelle ils appliquent leur esprit.

En n’offrant pas en sacrifice les choses que tu as amassées et les joyaux que tu as conquis, tu fais profession d’incrédulité. Ô maître suprême des hommes, chez celui qui se tient dans sa famille, je ne comprends pas le renoncement (à ses biens),

359, 360. Si ce n’est dans les râjasouyas, les açvamedhas, les sarvamedhas. Ô protecteur de la terre, offre ces sacrifices et les autres (semblables), qui sont recommandés par les brahmanes, comme le fit Çakra, roi des dieux. Si par l’insanité du roi (le peuple) est pillé par les dasyous 10,

361-365. Ce roi, qui n’est pas le défenseur de ses sujets, est appelé kali (très mauvais dans son espèce). Si, ayant le cœur égoïste, nous ne donnons pas aux brahmanes des chevaux, des vaches, des captives, des éléphants bien ornés, des villages et des villageois, des champs et des maisons, nous que voici, ô maître des hommes, nous serons des kalis parmi les rois. Ceux qui ne font pas de