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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/274

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aux paroles d’un homme sans énergie virile, comme (si nous étions) impuissants.

292. Certes, en nous voyant engagés dans des démarches qui ne seraient pas justifiées, comment nos sujets ne jugeraient-ils pas l’heureux succès de nos entreprises anéanti ? Voyez ce qu’il en est, (diraient-ils) ?

293. Voici ce qui est enseigné : « L’homme, dans le malheur, vaincu par ses ennemis, ou accablé de vieillesse, doit renoncer au monde. »

294. Aussi les sages n’admettent-ils pas le renoncement (dans la situation où nous nous trouvons) ; les hommes à la vue pénétrante le considèrent comme contraire au devoir.

295. Comment ceux qui sont issus de la caste (des kshatriyas), qui en pratiquent (les devoirs), et qui font de ceux-ci l’objet (de leur sollicitude), jetteraient-ils le blâme sur le fait (d’obéir à ces prescriptions) ? Le créateur, (qui a imposé ces obligations), ne doit (jamais) être blâmé.

296. Ce sont les gens dépourvus de prospérité et de richesses, ce sont les incrédules qui ont émis ces faux préceptes, en leur attribuant l’éclat de la vérité des textes sacrés.

297. Celui qui est (capable de) se suffire à lui-même et qui se rase la tête (dès) qu’il le peut, (ne) pratique le devoir qu’extérieurement. (Ce qu’il fait) n’est pas vivre, c’est mourir.

298. Celui-là peut vivre heureusement dans les bois, qui n’est pas (capable) d’entretenir ses fils et ses petits-fils, et de remplir (ses devoirs) envers les dieux, les rishis, les pitris et les hôtes.