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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/271

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274. Leurs péchés s’empareront d’eux, car tel est le fruit des actions, que (chacun) a faites (pendant sa vie). C’est ainsi que, dans le cercle de la transmigration, toujours en mouvement, (les choses se passent) à la manière du jeu des roues d’un char (qui tournent toujours 8

274’, 274’’. Ce groupe d’éléments (qui compose le corps), rejoint, avec les effets de ses actes, un (autre) groupe d’éléments (constituant un autre corps). Le bonheur est pour celui qui abandonne le cercle des transmigrations, qui impliquent les phénomènes de la naissance, de la mort, de la vieillesse et des maladies, (cercle) qui paraît sans limites et qui manque de consistance. Du moment que les dieux (peuvent) tomber du ciel et les maharshis de leurs séjours (glorieux),

274’’’. Qui donc, en en connaissant réellement la cause, serait désireux de l’existence ? Après avoir accompli des exploits divers, dont chacun a son caractère distinctif,

274’’’’. Un roi est tué par (d’autres) princes, même pour des motifs futiles. C’est pourquoi, comme il y a longtemps que cette (pensée), qui est le nectar de la science, m’est familière,

275. Après l’avoir conçue, je désire un séjour immuable, éternel, certain. En agissant constamment avec cette ferme résolution,

276. Me tenant inébranlable dans cette voie exempte de dangers, je placerai mon corps au-dessus des vicissitudes de la naissance, de la mort, de la vieillesse et des maladies.